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Prothèse du genou 

Jérôme Valcarenghi

La chirurgie de la prothèse du genou (ou arthroplastie) consiste à supprimer les extrémités abîmées du fémur et du tibia, les zones de cartilage usées, et à les remplacer par des implants artificiels en alliage (métal) ou en plastique de forme identique, qui joueront un rôle similaire.  

Deux seringues exposées

Anesthésie

La pose de prothèse du genou en anesthésie générale

 

La pose de prothèse du genou en anesthésie générale consiste à endormir le patient. C’est une pratique très fréquente qui permet une relaxation complète du patient, facilitant l’intervention par le chirurgien.

L’un des avantages majeurs de l’anesthésie générale est le contrôle total des fonctions respiratoires et musculaires, éliminant tout stress ou anxiété pour le patient. Cependant, cette méthode présente des inconvénients, notamment les risques associés à la sédation profonde. Il s’agit notamment de complications pulmonaires et de réactions aux médicaments. De plus, le réveil peut être difficile, avec des effets de désorientation.

La pose de prothèse du genou sous anesthésie locale ou loco-régionale (Rachianesthésie)

 

La pose de prothèse du genou sous anesthésie locale ou loco régionale comme l’anesthésie épidurale, endort uniquement la partie inférieure du corps.  

L’anesthésie locale pour la prothèse du genou est souvent la modalité de choix pour les chirurgies orthopédiques du membre inférieur. Les avantages sont moins d’effets secondaires généraux par rapport à l’anesthésie générale.  Rester éveillé est rassurant pour certains. Cependant, l’intervention sous anesthésie loco-régionale pour une prothèse du genou nécessite la coopération du patient pendant l’opération.

Préparation à une opération de prothèse du genou sous anesthésie

 

La préparation à une opération de prothèse du genou sous anesthésie comprend plusieurs directives importantes que le patient doit suivre pour minimiser les risques pendant et après l’opération.

Directives de jeûne

Il est impératif de ne rien manger ni boire pendant au moins six à huit heures avant la chirurgie pour éviter le risque d’inhalation pulmonaire (le contenu de l’estomac est inhalé dans les poumons ).

Cette directive s’applique tant pour l’anesthésie générale que pour l’anesthésie locale, que ce soit une anesthésie pour une prothèse totale du genou comme pour une prothèse partielle.

 

Gestion des médicaments

Les médicaments réguliers, en particulier ceux qui affectent la coagulation du sang comme les anticoagulants, ou ceux qui influencent la réponse inflammatoire comme les anti-inflammatoires, peuvent nécessiter un ajustement. L’anesthésiste peut demander d’arrêter certains médicaments ou de modifier les dosages pour garantir une sécurité optimale pendant l’opération.

Convalescence

Lors de la pose d’une prothèse au genou, la convalescence a un rôle crucial : maximiser l’efficacité de l’implant et assurer une récupération optimale.

La pose d’une prothèse au genou, ou arthroplastie, est une intervention chirurgicale essentielle pour restaurer la mobilité et réduire la douleur chez les patients souffrant d’une destruction articulaire sévère. 

Une approche bien planifiée et suivie permet de retrouver une qualité de vie satisfaisante et de prévenir les complications.

Les premiers temps de la rééducation avec prothèse au genou

 

Dans les heures qui suivent la chirurgie, la gestion de la douleur et la prévention des complications sont des priorités absolues qui passent par la rééducation avec prothèse au genou.

Les médecins administrent des analgésiques pour contrôler la douleur, et des anticoagulants peuvent être prescrits pour prévenir les risques de thrombose veineuse. Pour les personnes ayant subi une intervention de pose de prothèse de genou, la rééducation commence généralement par des exercices de mobilisation précoce pour stimuler la circulation sanguine et minimiser le risque de caillots sanguins. Ces premières heures sont cruciales pour poser les bases d’une rééducation active et réussie.

Mobilisation précoce

La mobilisation précoce est essentielle pour une récupération rapide et efficace. Souvent, le jour même de l’opération, les patients sont encouragés à commencer à bouger sous la supervision de l’équipe médicale. L’utilisation de dispositifs d’aide à la marche, tels que des des cannes, est recommandée pour faciliter les premiers pas et garantir la sécurité du patient. Cette étape initiale est cruciale pour restaurer progressivement la mobilité articulaire et la force musculaire.

Chambre d'hôpital
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